Les billets d'humeur
"Souviens-toi que tu es poussière,…"
Bénédicte Esnault
10/02/2010
Cette expression biblique accompagnant l’imposition des cendres le premier jour du Carême est un signe de demande de pardon, de pénitence, d’humilité. Mais pas seulement. Cela signifie également notre faiblesse, notre fragilité.
Nous nous croyons puissants, nous faisons de « grandes choses ». Certains peuvent choisir de donner ou non du travail, avec toutes les conséquences sous-jacentes, d’autres possèdent un pouvoir monétaire quasi illimité tandis que certains autres ont suffisamment de poids pour peser sur les différentes réformes, lois des pays. Tous ceux-là détiennent en quelque sorte « l’avenir du monde » entre leurs mains. Détiennent-ils le bonheur ?
Reconnaître nos faiblesses, n’est-ce pas là la plus grande des forces ? Car alors nous prenons conscience du chemin qu’il nous reste à parcourir pour aller à la rencontre véritable du Seigneur. Et nous pouvons prendre les moyens nécessaires pour prendre, reprendre cette route, inlassablement.
Saint Paul écrivait aux Corinthiens que le Seigneur voulait –et veut toujours- que nous soyons des « ambassadeurs du Jésus Christ ». Comment transmettre sa Parole ? En criant, en tapant du poing, en étant « le plus fort » ? Davantage sûrement en essayant de lui ressembler. C'est-à-dire en restant humble, en étant des hommes et des femmes de Paix.
Qu’à chaque instant nous puissions être « témoins » du Seigneur. Par nos paroles, certes. Mais également par notre attitude. Car si l’on peut dire de magnifiques paroles un moment, il est bien plus difficile de s’y tenir à chaque instant. Que ces quarante jours de Carême nous donne la force de voir nos faiblesses, afin de Le rejoindre là où Il nous attend.
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