JMJ 2002 > L'esprit
Les Saints et les Saintes du Canada (5/5)
Dernière partie de notre série sur les Saints et Saintes du Canada : Sainte Marguerite d'Youville.
Emmanuelle Terouanne
20/06/2002
Sainte Marguerite d’Youville
Les édifices matériels se fondent sur des pierres tandis que l'Église, elle, se fonde sur l'amour. Voilà bien ce qui explique le fait que Marguerite d'Youville soit comptée parmi les fondatrices de l'Église canadienne, elle que l'Église a justement appelée « Mère à la charité universelle ». Elle-même n'a jamais rêvé que du seul titre de « servante des pauvres ». Née au Québec elle étudie chez les Ursulines, elle épouse Francois D'Youville en 1722 et perd son mari en 1730. Elle travaille dur pour élever ses trois enfants et consacre beaucoup de son temps aux œuvres charitables de la Confraternité de la Sainte Famille. En 1737, avec trois compagnes , elle fonde la congrégation des Soeurs Grises . Deux ans plus tard elle est nommée directrice de l’Hopital General de Montreal tenu à partir de cette date par les Soeurs Grises. Elle meurt à Montreal en 1771
Le Sel et la Lumière de Sainte Marguerite d’Youville
Depuis sa mort , les sœurs grises ont essaimé des écoles, des orphelinats, des hopitaux dans tout le pays, aux Etats Unis, en Afrique en Amérique Latine. Leur service s'adapte aux besoins de la société actuelle. Il demeure révélation de l'infinie tendresse du Père pour ses enfants de la terre. Cinq cents associé-es se joignent aux Soeurs pour vivre la mission et le charisme hérités de la fondatrice.
Cinq autres congrégations autonomes de « Soeurs de la Charité » communient au charisme de sainte Marie-Marguerite d'Youville et oeuvrent à travers le monde par le moyen d'oeuvres caritatives.
À l'instar de la Vierge Marie, Marguerite s'est laissée regarder par Dieu. Une fois de plus, « le Seigneur a déployé sa puissance dans la faiblesse » (cf II Cor 13, 9). Marguerite d’Youville fut canonisée en 1990.
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