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Jubilé de l'Amour
Des initiatives d’Église apparaissent pour accompagner les célibataires de plus en plus nombreux. Ainsi, le Jubilé de l’amour est organisé cet été à Rome. Ces initiatives posent la question de la mise en œuvre d’une pastorale spécifique
CEF
02/08/2007
Les personnes vivant un célibat non choisi sont de plus en plus nombreuses dans nos sociétés occidentales. Le célibat peut être vécu de manière apaisée et tournée vers les autres, en particulier dans la dimension de l’amitié, mais chez certains le sentiment d’être seul peut engendrer angoisse et sentiment de vide.
Pour Mgr Hervé Giraud, évêque auxiliaire de Lyon, « l’Église doit donc trouver une façon d’être “avec eux” pour les aider à cheminer ».
Des initiatives isolées
Des initiatives pastorales isolées existent. En écho à l’appel de Jean Paul II adressé aux familles, lors de sa visite au sanctuaire de Saint-Anne d’Auray, dans le Morbihan, Mgr François-Mathurin Gourvès, alors évêque de Vannes, a lancé un pèlerinage diocésain des chrétiens célibataires vers ce sanctuaire. Ce rassemblement comporte enseignements, témoignages, échanges, marche et temps de fête.
De son côté, la Communauté de l’Emmanuel a initié un « Parcours célibataire » consistant à proposer, lors des sessions de cinq jours organisées à Paray-le-Monial, des après-midi spécifiques pour les célibataires et la possibilité de continuer un cheminement tout au long de l’année dans les paroisses confiées à la communauté, notamment à Lyon et Paris.
Le signe d’une forme de disponibilité
Le P. Luc Ravel, chanoine de Saint-Augustin et maître des novices à l’abbaye Saint-Pierre, à Champagne-sur-Rhône, en Ardèche, aime utiliser l’expression de « célibat d’attente », car il y a une théologie de l’attente qui est une théologie de la « désinstallation » ou du désert. Dans cette communion qu’est l’Église, la personne célibataire peut être signe d’une forme de disponibilité
Il a décidé, en 1999, d’accompagner des personnes célibataires prenant en charge l’organisation de quatre ou cinq week-ends annuels en se mettant sous le patronage de Notre-Dame-de-l’Écoute.
En 2005, à l’occasion du jubilé du Puy-en-Velay, il a organisé un « Jubilé de l’espérance ». Cet été, avec des pères de l’abbaye Saint-Pierre de Champagne-sur-Rhône, il lance un « Jubilé de l’amour », à Assise puis Rome, du 1er au 12 août, autour du thème « Qu’est-ce qu’aimer ? ».
L’occasion de relire sa vie, car beaucoup de célibataires doutent d’eux-mêmes et des autres, notamment dans leur capacité à aimer et à être aimés. Pour le chanoine de Saint-Augustin, l’important n’est pas de lancer un nouveau mouvement, mais de prendre en compte la place croissante des personnes célibataires et de réfléchir à une pastorale spécifique pour les accompagner.
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