Aux Sources, Terre Sainte 2009

Prier aujourd'hui

Couleur liturgique du jour : blanc 3ème semaine du temps de Noël

Les lectures de la messe du jour

Aujourd'hui nous fêtons...
Epiphanie du Seigneur

inXL6 vidéo

Billet d'humeur

Les catéchèses

Nous avons vu son étoile
par Cardinal Philippe Barbarin

La lettre info :

Pour restez au courant de l'actualité d'inXL6, laissez votre email ici.

Actu > Vie de l'Eglise

La crémation : conversion des catholiques.

La crémation attise les débats sur les funérailles.

Bénédicte Esnault
20/06/2007

De tradition catholique, la France a connu pendant de nombreuses années, ou plus exactement de nombreux siècles, une hégémonie des enterrements dits « classiques » ; cercueil en terre. Aujourd’hui, la tendance, sans aller jusqu’à s’inverser, se modifie. La crémation fait de plus en plus d’adeptes. Autrefois pratiquée uniquement par les francs-maçons et les libres penseurs, elle est autorisée dès 1898 par les églises protestantes. L’interdit pour les catholiques est levé en 1963 avec le Concile Vatican II. « À condition que ce choix ne manifeste pas une mise en cause de la foi en la résurrection des corps et l’immortalité de l’âme. » La messe de funérailles doit avoir lieu avant l'incinération, il faut également que l’urne soit placée dans un columbarium ou un cimetière et non sur la cheminée du salon familial. Les cendres ne doivent pas non plus être dispersées, ce geste étant lié au culte des morts.
Selon le Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie _ Credoc, la crémation serait passée de 1% en 1975 à 26% actuellement et devrait atteindre les 50% d’ici 2030. Si cette augmentation est partie dû à l’évolution des pratiques religieuses (51% des français se disent catholiques contre 80% en 1990, source CSA), elle reflète également des changements de type psycho-socio-économiques. L’exode rural qu’à connu la France a déplacé les populations de régions en régions. Les français ne voient plus de raison d’être enterrés à un endroit où ils n’ont plus de famille. Enfin, dernière cause de ce changement, les cimetières de nombreuses villes deviennent trop petits.
Les villes sont donc aujourd’hui trop petites pour les vivants et trop petites pour les morts !

Columbarium d'Avensan, Médoc. |