Aux Sources, Terre Sainte 2009

Prier aujourd'hui

Couleur liturgique du jour : blanc 3ème semaine du temps de Noël

Les lectures de la messe du jour

Aujourd'hui nous fêtons...
Epiphanie du Seigneur

inXL6 vidéo

Billet d'humeur

Les catéchèses

Nous avons vu son étoile
par Cardinal Philippe Barbarin

La lettre info :

Pour restez au courant de l'actualité d'inXL6, laissez votre email ici.

Actu > Regards sur l'actualité

Réactions de politiques au décès de l'abbé Pierre

L'abbé Pierre, fondateur de l'association Emmaüs, s'est éteint le lundi 22 janvier 2006 à 94 ans. De nombreuses personnalités politiques lui rendent hommage.


22/01/2007

Jacques Chirac s’est dit «bouleversé d’apprendre le décès de l’abbé Pierre». Le président de la République a jugé qu’«avec cette disparition, c’est toute la France qui est touchée au coeur. Elle perd une immense figure l’admirable, une conscience, une incarnation de la bonté». Il «représentera toujours l’esprit de révolution contre la misère, la souffrance, l’injustice et la force de la solidarité». «Prêtre engagé dans la résistance et la lutte en faveur des déshérités, l’abbé Pierre aura été de tous les justes combats».


Dominique de Villepin, premier ministre: Il "nous a montré la voie de la générosité individuelle et collective, il manquera à tous les Français" Il a également salué "la mémoire d’un homme de cœur et d’engagement, qui a montré à tous le chemin vers les plus démunis". "L’abbé Pierre a été, toute sa vie durant, une force d’indignation capable de faire bouger les cœurs et les consciences", "il s’est consacré sans relâche à aider les plus pauvres à tracer leur chemin".


Nicolas Sarkozy: «Il était la voix de l’insurrection»
«Avec la disparition de l’abbé Pierre, le cœur de la France est en berne». «De la résistance à l’appel de 1954, de la création d’Emmaüs à son combat contre toutes les formes d’injustice, l’abbé Pierre était la voix de l’insurrection et de l’interpellation. C’était un homme de combat». Selon lui, «entre le fatalisme et le cynisme, sa foi et son immense charisme nous ont entraînés sur les chemins de la bonté et de l’action». «Pendant plus d’un demi siècle, l’abbé Pierre a invité les Français à ne jamais baisser le regard, ni les bras, devant la misère humaine. Son combat peut se résumer à un message plus actuel que jamais: celui de la dignité».


Ségolène Royal, a affirmé que «le long cri de colère de l’abbé Pierre contre la pauvreté ne devait pas s’éteindre». «Le combat de sa vie pour les mal-logés reste hélas d’actualité. Son esprit de révolte doit se poursuivre pour apporter à tous la sécurité et la dignité du logement». «Son esprit de combat est toujours utile». Il avait «raison de secouer les politiques». Ségolène Royal s’est «engagée à ce que les exigences qu’il a portées débouchent enfin sur des actes concrets et notamment par des réquisitions des logements vacants spéculatifs et par la construction d’un nombre suffisant de logements sociaux».


François Bayrou, candidat UDF à la présidentielle, a affirmé que l’abbé Pierre laissait «une oeuvre humaine formidable» et avait «marqué le siècle». «Des milliers et des milliers d’hommes sans espoir ont pu se reprendre en main, se remettre debout en refusant tout appel à l’assistance. Ils sont debout parce que ce petit homme-là en soutane, avec ce caractère indomptable a voulu leur tendre la main».


Bernard Kouchner, le fondateur de Médecins sans Frontières, s’est dit «bouleversé» par la mort de l’abbé Pierre. «Je suis vraiment heureux d’avoir à ma petite mesure appris la leçon de sa colère, de son illégalité lorsqu’il fallait, de son ingérence, de cette loi du tapage qu’il a inventée en 1954 dans l’insurrection de la bonté qui a caractérisé cette période, de la bataille éternelle contre le malheur pour les sans-logis». «Je crois qu’il faudra revenir longuement sur cette formidable manière qu’il avait de se mêler de ce qui ne le regardait pas». «C’était le contraire d’un abbé de cour et je pense à cette vie si riche, tellement humaine entre Dieu et le péché, entre le combat et l’admiration pour tous ceux qui résistaient dans la vie"». Bernard Kouchner avait écrit avec l’abbé Pierre un livre d’entretiens «Dieu et les hommes», publié en 1993.


Xavier Bertrand, ministre de la Santé et des Solidarités: «L’abbé Pierre, c’est avant tout l’homme de l’indignation, de l’indignation salutaire, de la dignité de l’Homme au coeur des situations qui en semblent le plus dépourvues». «Le message qu’il fait passer» à l’hiver 1954 «sonne comme un rappel des valeurs de solidarité qui doivent toujours nous animer». «Ce combat pour le logement, ce combat pour la dignité humaine ne peuvent pas cesser avec le décès de l’abbé Pierre. C’est à son action, c’est à sa mobilisation sans faille au service des plus démunis, c’est à cette voix qui porte au coeur de tous nos concitoyens, c’est à cette conscience que nous rendons hommage aujourd’hui».


Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la République, a demandé «des obsèques nationales» pour l’abbé Pierre. «La France ne sera la plus la même sans l’abbé Pierre». «Il apportait la preuve que les élans du coeur n’ont pas de limite».

Association Emmaüs | ©

Réagissez sur le forum