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Cultures > Musique
Les CarmenZ seront au festival de Pâques 2006
Les CarmenZ, le « rock’ n roll dans le sang » et « Jésus dans leur cœur », « 100% cathos » reviennent sur la scène de la quatrième édition du Festival de Pâques du 15 au 17 avril 2006 à Chartres
Pierre Gueydier
02/03/2006
Quelle est l’historique du groupe ?
C’est avant tout une amitié, autour de la Trinité (l’église et la réalité) au cœur de nos vies respectives. Pourtant on est tous super différents ; il y a un tel mélange de personnalités au sein du groupe, que ça ne peut être qu’inspiré. C’était une blague au début, chacun s’est mis à un instrument pour l’occasion, autant dire qu’au niveau technique… Marie a appris à jouer de la batterie, JB doit être le seul bassiste du monde a ne pas avoir de rythme et moi je suis une vraie brêle en guitare…Alors, si on joue quand même, c’est bien qu’il y a quelque chose qui nous aide…
Pourquoi ce nom ?
A cause d’une amie, Carmen, rentrée chez les soeurs de l’Agneau ; et avec qui on a fait un deal : elle donne son nom au groupe et elle, elle prie pour nous. Et le Z, ça vient des Ramones, le groupe créateur du punk rock en 1974, donc le Z, c’est le ‘s d’appartenance.
Comment vous situez-vous par rapport à la musique en générale ?
On se définit comme des punkrockers pas vraiment comme des musiciens parce que pour nous l’attitude est au moins aussi importante que la musique, et comme tout groupe de rock, on parle de ce qu’on a au cœur de notre vie. Pour nous, c’est Jésus. Ça nous rend heureux, et on le dit, tout simplement.
A l’origine on a fait le groupe pour faire du punk - rock non censuré, c'est-à-dire qu’on a commencé à s’afficher comme cathos. Ce qui fait qu’on sonne aussi authentique c‘est que les CarmenZ, c’est un prolongement logique dans notre vie, on fait preuve de sincérité et de vérité.
Comme tout groupe de rock, on fait relativement attention à notre image, pas de manière superficiel mais pour que notre attitude soit dans le prolongement de notre message. On est radical, pas extrême, parce qu’on l’est dans notre vie, dans notre choix de vie.
Pour qui chantez-vous ?
On chante pour tout le monde, sans aucune cible particulière et c’est pour ça qu’ on aime jouer dans la rue, parce que toutes sortes de personnes s’arrêtent. C’est ça qu’on aime jouer, jouer, jouer partout et en toute simplicité. On est là au service de ceux qui nous font jouer, on n’est pas du tout dans une optique de tune, et on espère ne jamais avoir la tentation d’en vivre et de faire notre business dessus.
Comment définiriez vous la catégorie de la musique parfois appelée « d’inspiration chrétienne » et où vous situez vous ?
C’est vraiment difficile de cataloguer et de mettre des étiquettes, parce que ça réduit forcément. Si on doit se situer dans le courant de la musique chrétienne, on dirait qu’on est complètement à part, on est différents, mais comme chaque groupe l’est finalement ; y’en n’a pas un qui se ressemble. Nous, sur la vague chrétienne, on est à part parce qu’on n’est pas un groupe de cd, on est un groupe de concerts. Mais c’est ça qui fait la richesse de la scène chrétienne, c’est qu’on est une scène pluridisciplinaire, il y a tous les styles, dans la musique profane on est par style et du coup un groupe comme nous n’aurait jamais rencontré des frères comme Spear Hit ou Glorious. C’est une scène encore un peu timide, mais je lui souhaite de toujours rester simple, de ne pas tomber dans les écarts des grosses industries américaines par exemple. Mais je suis sûr que cette scène est là pour durer. En tout cas, nous dans quinze ans on est encore là, c’est sûr ! Jusqu’ à ce que l’arthrite nous paralyse
Et vos ambitions au niveau de CarmenZ ?
Avoir une visibilité de plus en plus forte, non pas au niveau des ventes ou des cds, non, mais au niveau de l’impact et de la place pour parler. Et puis faire des concerts, toujours plus de concerts.
Vous sentez vous faire partie de cette vague dite de la nouvelle évangélisation ?
On ne fait ni de la louange ni de l’évangélisation du moins pas dans le sens de prêcher la conversion des non-croyants, on n’agit que par notre témoignage de vie. On ne prêche absolument pas, on joue parce que ça nous plait, on veut faire la fête, c’est tout, on est catho implicitement, et on assume complètement. Si ça touche des gens, tant mieux. Mais on ne cherche pas ça, on essaye d’être aussi transparent que possible, à la volonté de Dieu et le meilleur moyen c’est de ne pas se prendre la tête et de prendre ce qu’Il donne tout simplement, c'est-à-dire la joie de faire la fête.
Souvent, ce qui interpelle, c’est qu’on n’offre pas l’image habituelle des cathos. Du coup les gens s’interrogent. Nous, on casse la carapace. On veut juste que les gens passent un bon moment et qu’ils réalisent que le message du Christ c’est un message de joie et de bonheur. S’ils repartent en se disant « ils sont drôles », on est content, ça nous suffit. Mais de toute façon on ne peut toucher que les personnes qui le veulent, on n’a pas la prétention d’aller à l’encontre de leur volonté et de leur liberté et ça serait malsain et pas catho pour le coup. Mais ceux qui ont des oreilles, qu’ils entendent… Notre musique véhicule quelqu’un, et non des idées. Et nous ? Nous, on n’est que des clowns.
Nous on fait le show, et le reste ne dépend pas de nous.
Pourquoi revenir à chartres pour cette quatrième édition du Festival de Pâques ?
Disons que quand tu vas chez quelqu’un et que tu es bien accueillis tu as envie d’y retourner et puis il y a une ambiance particulière…sûrement du au fait que c’est Pâques…c’est vraiment festif.
Et je crois que c’est un évènement qui satifait tout le monde. C’est un festival qui se donne les moyens au niveau technique sans pour autant perdre la dimension humaine…en gros on joue dans un gros chapiteau mais avant ou apres tu peux rencontrer le public en toute simplicité.
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