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Cultures > Découvertes
Le festival "Ciné jésuites"
Dans le cadre des manifestations du Jubilé 2006 "Amis dans le Seigneur", la compagnie de Jésus propose le festival "Ciné jésuites"
Amis dans le Seigneur
10/01/2006
Le festival "Ciné Jésuites" vous propose de (re)découvrir les liens entre la Compagnie de Jésus et le cinéma. A noter dès maintenant quatre grands moments à ne pas manquer : des projections/débats, une soirée-hommage, un livre-dossier inédit et un week-end culturel.
L’Exorciste (1973), Mission (1985), Parole et Utopie (2000), Amen (2001), etc. : les jésuites ont régulièrement été convoqués sur le grand écran pour illustrer les conflits de la foi. Pures fictions ou récits historiques, les films mettant en scène des Compagnons de Jésus embrassent le drame, l’aventure, la comédie, et jusqu’au film d’horreur. Côté qualité, la diversité est également reine, puisque ces œuvres vont du cinéma d’auteur (Manoel de Oliviera, Elia Kazan etc.) à la série B, voire Z.
A travers des films aux styles et aux propos très divers, un imaginaire commun se dessine. Même dans les films les plus simples, le jésuite occupe une position complexe, à la frontière de l’institution, sur fond de conflit entre la religion et la politique, la foi et la science, la conscience individuelle et l’obéissance à la hiérarchie.
Jésuites sur grand écran : blanches colombes et vilains messieurs
[Extrait du livre Philippe Chevallier (dir.), Jésuites et cinéma, Histoires d’ombres et de lumières, Médiasèvres, 2006]
Assez curieusement, le cinéma mondial s’est bien peu emparé de la figure la plus commune du jésuite, celle qui s’est durablement installée dans les esprits à partir du XIXème siècle : le jésuite-homme de l’ombre, retors et comploteur (à l’exception sans doute de Au nom du Pape Roi, qui se passe justement… au XIXème siècle). Il y avait pourtant là matière à plus d’un polar mystico-philosophique. Mais l’occasion n’a pas fait le larron, et Le Nom de la rose n’a pas encore eu son équivalent jésuite.
On est d’abord quelque peu désemparé devant l’éclectisme des œuvres cinématographiques mettant en scène des Compagnons de Jésus : pures fictions ou récits historiques, elles embrassent le drame, l’aventure, la comédie, et jusqu’au film d’horreur (seul manquerait à cette liste le péplum, pour des raisons évidentes). Côté qualité, la diversité est également reine, puisque ces œuvres vont du cinéma d’auteur (Manuel de Oliviera, Elia Kazan etc.) à la série B, voire Z.
Néanmoins, à travers des films aux styles et aux propos très divers, un certain imaginaire, relativement simple, se dessine. (…)
A rebours de certaines imageries tenaces ou définitions du Larousse, le fils d’Ignace a plutôt le beau rôle, voire le bel esprit. Bien formé, érudit, humaniste, le cinéma le place du côté des lumières de la raison plus que des ombres de l’ésotérisme, avec un curieux mélange d’esprit critique et de fidélité candide à la foi et à l’Eglise. Les yeux naïfs et obstinés de Mathieu Kassovitz dans Amen en disent long sur l’innocence déchirée d’un religieux face aux ambiguïtés politiques de certains prélats.
Cette silhouette peut à son tour se figer en un cliché, certes plus flatteur que celui de « l’homme en noir », mais dont il aisé de reconnaître la fonction bien précise dans un scénario bien ficelé. Elle est particulièrement notable dans les films sur le thème « l’Eglise au banc de l’Histoire » (Mission, Amen) : entre le mensonge de l’institution et sa dénonciation par ceux qui ne lui appartiennent pas, le jésuite est le terme médian, qui permet au scénariste de montrer que les choses ne sont pas si simples, et qu’il est difficile de se décider quand on est soi-même embarqué. Le jésuite ajoute un peu de profondeur de champ à des histoires qui auraient pu être étonnamment binaires. (…)
Au cinéma La Pagode, trois projections/débats
(57 Bis rue de Babylone 75006 PARIS)
* Sur les quais, samedi 28 janvier 2006 à 10h30,
présenté par Patrick Brion
* Parole et Utopie, samedi 25 février 2006 à 10h30,
présenté par Ph. Lécrivain s.j.
* L’exorciste, lundi 27 mars 2006 à 20h30,
présenté par Michel Souchon s.j.
Un soirée-hommage à Michel Farin, jésuite et réalisateur TV, au Centre Sèvres le mardi 16 mai 2006, 19h15-21h45 (33 rue de Sèvres 75006 PARIS)
Un livre-dossier reprenant l’ensemble de ces films, et faisant mémoire des liens qui ont uni au XXème siècle certains jésuites et le monde du cinéma.
Un week-end au Centre Culturel Franklin à l’Automne 2006 :
http://www.franklinparis.com/etab/asso/
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Robert de Niro et Jeremy irons dans "Mission" | ©
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