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Cultures > LivresJames Joyce et l’EpiphanieComme Joyce, bon nombre d’écrivains et de penseurs du XXème siècle désignent sous le terme d’ " épiphanies " des expériences de perceptions esthétiques ou philosophiques particulièrement intenses. Expériences qui, malgré leur originalité, renvoient au sens profond de la fête liturgique du même nom. Encore une preuve –s’il en faut- du génie du Christianisme. Thomas Gueydier " Epiphanies ", c’est d’abord le titre d’un recueil de courts fragments en prose que le jeune James Joyce a rassemblé à Dublin de 1901 à 1904. Certains de ces textes, publiés après la mort de leur auteur, se retrouvent dans plusieurs de ses œuvres postérieures : Stephen Hero, Portrait of the Artists as a Young Man, Ulysse et Finnegans Wake. De manière générale, l’épiphanie désigne chez Joyce une révélation subite du sens qui permet au lecteur de comprendre, le caractère essentiel du révélé contrastant souvent avec la forme triviale du révélateur. Dans le Dictionnaires International des Termes Littéraires, Régis Salado cite deux exemples : la pièce d’or brandie par Corley à la fin de Two Galants, l’illumination de Gabriel Conroy à la fin de The Dead. Il va sans dire que certains commentateurs ont très vite inscrit ce genre d’expériences, qui s’apparentent véritablement à l’extase, dans une tradition qui remonte à saint Augustin et au récit de sa conversion, où l’Eternité fait ainsi irruption dans un instant décisif. |
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